lasne est actuellement composé de 5 anciennes communes
La fusion des communes de 1977 a Lasne (Lasne-Chapelle-Saint-Lambert, Couture-Saint-Germain, Ohain, Maransart et Plancenoit s’inscrit dans la grande réforme nationale de fusion des communes en Belgique. C’est le fameux « Plan Michel » (du nom du ministre de l’Intérieur de l’époque, Joseph Michel) qui a redessiné la carte du pays.
Nous vous présentons quelques coulisses et détails de cette union qui a donné naissance à la commune de Lasne telle qu’on la connaît aujourd’hui.
1. Le calendrier de la transition (1976-1977)
- 17 septembre 1975 : L’Arrêté royal officialise le regroupement des communes.
- Courant 1976 (L’année charnière) : Les anciennes administrations communales préparent la transition financière, technique et logistique.
- 10 octobre 1976 : Des élections communales cruciales ont lieu. Pour la première fois, les habitants des différents villages votent ensemble pour élire le tout premier conseil communal de la nouvelle entité.
- 1er janvier 1977 : Entrée en vigueur officielle. C’est la disparition juridique des communes fusionnées en tant que communes autonomes.
2. Les composantes du « puzzle » lasnois
La fusion des cinq anciens villages a donné , bien entendu, des sentiments en sens divers .
La perte d’identité étant une des remarques parmi les plus entendues
- Ohain
- Plancenoit
- Lasne-Chapelle-Saint-Lambert
- Couture-Saint-Germain
- Maransart
Initialement, d’autres scénarios avaient été envisagés par le ministère, notamment l’idée de créer une entité rurale alternative avec des villages voisins (comme Glabais), mais face au refus de certaines entités comme La Hulpe de fusionner, le choix final s’est porté sur ce bloc de cinq villages.
3. Pourquoi le nom « Lasne » a-t-il été choisi ?
Le choix du nom a été un sujet de discussion important pour ne pas froisser les identités locales (Ohain étant par exemple très peuplée et réputée).
Le nom de Lasne a finalement été retenu pour une raison géographique et symbolique très simple : la rivière Lasne (et son affluent principal, le Smohain) traverse et alimente naturellement chacun de ces anciens villages. C’était l’élément parfait pour créer du lien et rassembler les habitants sous une même bannière neutre.
4. Les ajustements de frontières
La fusion de 1976-1977 ne s’est pas faite d’un simple coup de crayon sur les anciennes limites. Des ajustements territoriaux ont eu lieu avec les communes voisines :
- Avec Waterloo et Braine-l’Alleud : Plancenoit et Ohain ont dû négocier leurs limites à l’ouest. Par exemple, une partie des habitations du hameau du Lion (Waterloo) et des portions de territoires ont été ajustées pour correspondre à la réalité des voiries et de l’urbanisation de l’époque.
Cette fusion a transformé des villages purement ruraux en une entité semi-rurale à semi-urbanisée verdoyante, tout en réussissant le pari de maintenir l’identité propre de chaque village (le cœur d’Ohain, l’histoire de Plancenoit, etc.) au sein d’une seule et même administration
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